Homosexualité. Y a t il plus de gays aujourd’hui ?
Docteur Christophe Marx
Le point G (Grafenberg)
On ne sait pas ce qui poussa, au cours des années 50 le Dr Ernest Grafenberg, un modeste médecin allemand, à décrire cette région
sensible de la paroi antérieure du vagin, située juste en arrière de l’urètre.
Etait-ce une scientifique et rigoureuse soif de savoir, ou bien le résultat de longues et agréables recherches ?
En tout état de cause, il ne fit que décrire et nommer cette région, mais il ne fut pas le premier à la découvrir, comme on l’entend souvent dire : on peut espérer que de nombreuses femmes l’avaient découvert, sans le savoir, avant lui !
Ce Grafenberg restera plus dans l’histoire à propos de cette contestée zone érogène que pour le stérilet qu’il chercha à mettre au point :
l’anneau de Grafengerg, justement.
Berverley Whipple, John Perry et Alice Kahn Ladas, trois chercheurs d’outre atlantique publièrent en 1982 un livre qui eut un franc succès dans le monde anglo-saxon mais qui ne fut pas traduit en français : « The G-Spot and Other Recent Discoveries about Human Sexuality »
La découverte du point-G devint donc une perspective qui se rapprocha de la performance.
Le sexe féminin étant plutôt intérieur anatomiquement, et d’un fonctionnement mystérieux, même pour l’intéressée , la recherche du point G s’apparenta à la recherche, frénétique pour certaines ,de l’orgasme dit « vaginal », c’est-à-dire sans stimulation clitoridienne.
Le clitoris, justement, pourtant extérieur, devait imputer à sa taille modeste et à ses capacités d’érection très limitées la difficulté que certains pouvaient avoir à le trouver.
Alors le point G, vous pensez bien !
Pour trouver le point G, qui existe, je vous le confirme, il suffit d’introduire le doigt dans le vagin, la pulpe du doigt vers l’avant.
En repliant le doigt, comme quelqu’un qui voudrait faire signe « Viens ! » , on sent à quelques centimètres de l’entrée une zone arrondie, grande comme une pièce d’un euro.
Cette zone, qui durcit au contact semble avoir un relief ondulé, différent du reste de la muqueuse vaginale.
Même si une légère sensation de besoin d’uriner peut se manifester au début de la stimulation, les résultats sont en général appréciés.
La sensation est plus diffuse que par une stimulation sur le clitoris, mais l’orgasme peut survenir si la douceur a accompagné la persévérance ( ou le contraire) peu importe.
N’oublions pas que les chercheurs on récemment mis en évidence dans cette région ( entre vagin et urètre) un tissu diffus qui ressemble bigrement à la prostate masculine.
De plus, on a noté des composés chimiques ( les PSA) qui viennent en général de la prostate, mais dans les sécrétions internes d’une femme
qui vient de jouir !
La prostate féminine existerait donc bien, mais se présente sous forme d’un tissu diffus et non sous forme d’une glande compacte comme chez
l’homme.
L’éjaculation féminine existerait aussi, mais ne sortirait pas sous pression, puisqu’elle ne serait nulle part accumulée.
Elle suinterait doucement au moment de l’orgasme.
La stimulation du point G, qui d’ailleurs se fait très naturellement au cours de la pénétration par les mouvements de va-et-vient de la couronne du gland, équivaudrait donc… à un massage de prostate !
Etonnant, non ?
Sexe et grossesse
Les comportements sexuels des couples pendant la grossesse sont très variés.
Les femmes sont beaucoup plus à l’aise que leurs compagnons. L’expérience et l’observation du comportement des couples qui consultent nous fait conseiller au futur papa de tenir son rôle et le rythme.
Les défaillances et le manque d’assiduité lui seront souvent reprochés par la suite. On croit savoir que c’est important, dans la psychologie féminine, d’être désirée et que cette période, dont on sait que le compagnon a quelque responsabilité dans sa survenue, est particulièrement sensible.
Au cas, fort improbable, on l’espère, où vous ne le sauriez pas, on peut avoir des relations sexuelles jusqu’au dernier jour de la grossesse, les contre-indications sont exceptionnelles.
En écrivant cela, il nous revient ce lapsus si mignon d’une patiente qui s’inquiétait de savoir si on pouvait toujours… malgré une “menace d’accouchement prémasturbée”.Le premier trimestre est généralement plutôt calme. Le second, lui par contre, est très actif. Et au troisième, l’assiduité tend à diminuer avec l’approche du terme.
Interrogées, les femmes décrivent parfois une libido moyenne mais souvent compensée une augmentation des sensations sexuelles. Le vagin est plus sensible, l’orgasme plus rapidement atteint, mais moins satisfaisant, moins construit. J’attends vos témoignages.
Pour les derniers mois, faites dans la douceur plutôt que dans la fougue. Et prévoyez des positions plus adaptées à la morphologie nouvelle de la partenaire.
